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martes, 21 de septiembre de 2010

Cementerio general y flor de tumba


En una de las galerías iniciales del Cementerio General me he sorprendido con la simplicidad (casi anónima) de esta tumba.

Y uno se pregunta dónde van realmente (o irrealmente) los muertos. Y dónde vamos los vivos. Y toda respuesta nos lleva a reformular la pregunta, así como el polvo va al polvo.

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martes, 17 de agosto de 2010

Hay cosas que no cambian...


"Lo que he visto muchas veces es que cuando después de algún buen aguacero, que suele durar dos y tres y más días, se descubre esta cordillera aparece toda blanca desde su pie y hasta de los primeros y anteriores montes que están delante y causa una hermosísima vista, porque el aire de aquel es tan puro y tan limpio que pasado el temporal, aunque sea en lo más riguroso del invierno, lo despeja de mamera que no aparece en él una nube, ni se ve en muchos días y entonces, rayando el sol en aquella inmensidad de nieves y en aquellas empinadas laderas y blancos costados y cuchillas de tan dilatadas sierras, hacen una vista que aun a los que nacemos allí y que estamos acostumbrados a ella, nos admira y da motivos de alabanza al creador, que tal belleza pudo crear."

Alonso de Ovalle (1603-1651)

lunes, 21 de junio de 2010

Infra ordinaire chilien - Photographies de Jérôme Aich et Magdalena Recordon - Textes par Pablo Fante



Au cours de la “Semaine de la Unión” sont élues les misses, que vous appréciez ci-dessus dans leurs robes fleuries. À présent, il ne vous reste qu’à admirer les chars du carnaval, dont la splendeur allégorique est vouée au soutien de ces beautés. Et les voir, elles, comme des étoiles, haussées à de tels honneurs de déambulation grâce au vote populaire méritant. Tout ceci, néanmoins, imaginez-le par vous-même. Ce ne sont point les splendeurs ni l’éclat des stars que ces photos exposent. Et même pas cette poudre de la conscience, toujours en fuite, que nous appelons le quotidien. Il s’agit d’un autre visage. Plutôt que le photogénique, la genèse de la photo – et de la lumière. Car tout naît, parfois, dans cet éclat de l’œil que le spectateur troque avec un enfant : l’enfant à son tour nous fixe, expressif. Tout naît lorsque l’on s’interroge sur l’intentionnalité de ce visage vierge.

Nous disent les photographes, dans leur langue, qu’il « se dégage une sorte d’identité mélancolique de ces images. Nous y percevons du silence comme des parenthèses. Ces silences nous parlent de quelque chose qui vient du fond du corps, comme un rêve. Un temps commun, comme si à l’intérieur du quotidien il y avait une autre histoire que tout le monde perçoit, mais qu’aussitôt l’on oublie. »



Et de quel temps parlons-nous ?

Voyons. L’image existe par elle-même, au-delà de ce qui est cherché. La photo, quand elle sort dans la rue, est une graphie de l’instant : message illuminé qu’un fait du hasard comble, simultané á la technique et à la volonté. Ou, disons, il est une volonté de l’instant, conscience du hasard, technique qui vit avec le hasard et le désire.

Si ce mystérieux sort de l’instant a lieu lors de la création, on comprend que certaines images puissent beaucoup penser au lieux qu’elles capturent ; et que d’autres, comme situées dans un espace quelconque du monde, pensent en particulier à elles-mêmes, se mirent dans leurs propres eaux. Toute image verse dans les yeux du spectateur la pensée de l’existence d’un lieu ; et d’autres fois elle le déconnecte de cette mer, cette plage, qui manquent pour lui d’un nom : elle le centre dans sa propre sensualité.

Et voyons encore plus : à travers cette ambivalence – la réalité évidente et la sensualité de l’œil – s’introduit la nuée de la distance. Les lettres de panneaux, quelque peu floues, semblent participer du jour le jour comme des pensées gelées. Et on ne peut savoir si le temps reproduit un lever du soleil ou son contraire, puisque le ciel hésite et la lumière du sud austral passe d’un pas rythmé. L’image a pu être gravée dans n’importe quel moment de l’histoire de la photo.

Que se passe-t-il, ici ? Mais il s’agit d’abord de vivre la distance. À travers elle le temps disparaît, nous pouvons l’oublier.

Et nous trouver là, d’une certaine forme, dans cette Place d’Armes d’Ancud, la empanada brûlante et juteuse entre les doigts, et nous entendre plaisanter avec le vieil homme au balai. Être là, car d’un coup la seconde pausée de la photo nous pousse en réalité sur les berges du temps, vers un lieu autre. Et nous pensons même deviner où se dirigent les gens, par leur pose, quoi que nous les sentons immuables, diffus dans ce mouvement suspendu.



Le Chili actuel, passé ? Un pays sans temps ? Un monde fixé par l’isolement ? Le Chili du saint capturé dans une maison en cristal, comme une statue patriotique, mais plus délicate. Celui d’une religion particulière : fière de ces mythes, et qui adhère avec autant de foi aux mormonismes. Ce Chili des forêts urbaines, pressées contre la pluie, qui sont de par leur architecture une réminiscence germanique, mais qui sentent parfois la spiritueuse chicha, comme dans cette maison au coin d’une rue, toute arrondie tel un paquebot. Depuis la guérite d’en face, justement, s’acheminent les bus vers la côte, et son rez-de-chaussé enfoncé dans la pente – on le devine à peine – serte de refuge aux marins de l’alcool.

Tout bouge et foisonne. Non, ce n’est pas un Chili immuable. L’objectif vitreux vogue sur le bateau ivre de l’intention : il fait pencher un trottoir pour redresser un aspect du rectangle, un homme, et pour le ramener à la sphère de la lumière. Il capte ensuite des hommes en uniforme, dont le regard se retourne quelque part et suit une même ligne : ils sont déconcentrés, et même hors de leur cercle synchroniques.

Le mouvement le plus fort se trouve dans ce fait que la photo n’explique pas son contexte, mais au contraire l’annule ; elle capte ainsi une étrange direction interne dans l’événement : il pose un défilé quotidien, mais précisé par la symétrie d’un point de fuite.

Et ce mouvement se trouve, aussi, dans ce fait que l’image nous propose ensuite un espace de traits en mouvement, un ciel de fils électriques : un paysage de lignes assumé comme tel, de directions qui flottent, et qui dialoguent avec ce ciel apocalyptique que les nuages entraînent dans leur chute vers la plate limite de la vue.

Cela précisé, que votre œil reste attentif, encore : il ne fait jamais nuit, ici. Jamais n’y brille l’étincelle réduite d’une lumière artificielle : tout vision est dans les flots du soleil.



Je cherche alors l’ombre. Et parviens à la voir, présente, souvent à la base de la caméra, sur ce bitume qui est un lac agité par des vagues de textures graveleuses. D’abord, l’ombre. Je la suis. Et, en embrassant ces textures, mon œil l’incarne.

Il évolue alors à travers le goudron, univers sombre dans lequel il s’égare, il doute. Et tac : l’attaque la lumière avec ses va-et-vient ludiques. Et, à partir du vide, soudain l’œil trouve l’image, car la lumière bat de ses ailes révélant les formes. Et quand celles-ci se précisent, c’est à vrai dire un détail qui s’impose : cet œil d’un enfant, d’un feu – un signe qui guide – : ce sont des noyaux des formes, qui leur donnent leur sens d’unité, et qui organisent le mouvement énergique de la lumière. Et maintenant l’œil se redéfinit en elle.

Paris, mai 2005.

domingo, 20 de junio de 2010

De lo cotidiano que en la sombra posa, Fotografías de Jérôme Aich y Magdalenta Recordon Textos de Pablo Fante



En “La semana unionina” son elegidas las mises, aquí apreciables en floreados vestidos. Ahora falta no más ver el esplendor de los carros alegóricos que respaldan a sus beldades: verlas a ellas como estrellas, elevadas a tal honor deambulatorio por el mérito del voto popular. Eso, sin embargo, imagínelo usted solo. No es lo esplondoroso ni el estrellato que estas fotos muestran. Y ni siquiera esa porción huidiza de la conciencia que llamamos cotidiano. Es su otra faz. Antes que lo fotogénico, el génesis de la foto –y de la luz. Pues a veces todo se germina en una mirada, la que trueca el espectador con algún niño que lo mira, que nos mira diciendo tanto, y uno se pregunta por qué ese rostro virgen es tanta intención.

Dicen los fotógrafos: “surge de estas imágenes una suerte de identidad melancólica. Percibimos un silencio, como su fueran paréntesis. Estos silencios nos hablan de algo que viene desde el fondo del cuerpo, como un sueño. Un tiempo común, como si dentro de lo cotidiano hubiese otra historia que todos vemos pero al instante olvidamos.”

¿Cuál tiempo es éste?

Veamos. La imagen existe de por sí, más allá de lo buscado. La foto cuando sale a vagar es grafía del instante: mensaje iluminado que un azar vuelve cabal, simultáneo a la técnica y la voluntad. O, digamos, es voluntad del instante, conciencia del azar, técnica que convive con el azar y lo quiere.



Si está esa suerte misteriosa del instante en su nacer, se entiende que en algunas imágenes algo piense muco en el sitio capturado; y que en otras, como situadas en un sitio equis del mundo, algo más piense en sí mismo. La imagen vierte al espectador la realidad de este lugar representado, y otras veces lo desconecta entero de aquel mar, aquella playa, como anónimos: lo centra en su propia sensualidad.

Y veamos más: por esa ambivalencia, realidad evidente y sensualidad del ojo, se filtra la bruma de la distancia. Las letras de los carteles parecen participar del día a día como pensamientos congelados. Y uno no sabe si el tiempo es un amanecer o su contrario. Porque el cielo duda y la luz sureña pasa con paso acompasado. La imagen pudo grabarse en cualquier momento de la historia de la fotografía.

Más allá de saber cuánto pasa aquí, entonces, se trata de vivir la distancia. A través de ella, justamente, el tiempo desparece y podemos olvidarla: podemos hallarnos allí, de una forma, en la Plaza de Armas de Ancud, sintiendo la jugosa empanada entre los dedos y echando la talla con el caballero barrendero. Estar allí, porque de pronto el congelado segundo de la foto nos empuja en realidad a otro sitio. Y hasta creemos adivinar dónde va la gente, por su pose, aunque la vemos inmutable: difusa en este helado movimiento.



¿Es Chile hoy, hace mucho, nunca? El Chile del santo atrapado en una casa de cristal, como estatua patriótica pero más delicado. El de la religión particular: devota de sus mitos, y que adhiere igual a las mormonerías. El Chile del bosque urbano alzado en muros de madera: bosque prensado contra lluvia, que en su arquitectura es una reminiscencia germana, pero a veces huele a chicha, como en esa casa esquina redondeada como buque. Desde su garita, justamente, parten las micros a la costa, y su primer piso hundido en la cuesta, aunque no se note, es un refugio para marineros del trago.

Todo se mueve y bulle. No, no es un Chile inmutable. El lente va sobre el barco ebrio de la intención: ladea toda una vereda por enderezar de prnto a un aspecto del rectángulo, a un hombre, y sacarlo a la luz. O bien capta a uniformados que en hilera miran, desconcentrados pero aun así sincrónicos.

Y el mayor movimiento está en eso de que la foto no explica su contexto, más bien lo descontextualiza y capta una extraña dirección interna en el evento: da una parada cotidiana, pero ajustada por la simetría de un punto en fuga. Y en que luego entrega un espacio de rayas móviles, un cielo de alambrado: asumido paisaje de líneas, de dirección que levita. O un cielo apocalíptico que las nubes arrastran, cayendo hacia el horizonte. Pero ojo, nunca es de noche, aquí: nunca brilla la chispa corta de una luz artificial: toda visión es sol derramado.



Busco entonces la sombra. Y percibo que yace doquier, muchas veces en la base de la cámara, en ese pavimento que es un lago agitado, que por oleajes tiene pétreas texturas. Primero es la sombra. La sigo. Y al abrazar la luz mi ojo la encarna. Y sube entonces por la rampa del asfalto, por ese universo sombrío en que se pierde, duda. Y tac: ataca la luz con su juego de ir y venir, de rebotes. Y desde el vacío de pronto el ojo encuentra a la imagen, pues la luz revoloteó revelando las formas. Y cuando éstas se vuelven precisas, reina en realidad un detalle: el ojo de un niño, de un semáforo –una señal que lleva–: son núcleos de las formas, que les dan sentido cabal y organizan el movimiento enérgico de la luz. Y se vuelve a definir el ojo en ella.

París, mayo de 2005